Les pèlerins qui font rêver
Encore une bien longue étape mais nous ne marcherons que 15 kms. Nos hôtes nous emmèneront à la gare de Aydin, de là nous prendrons le train pour Kösk et enfin nous commencerons à marcher jusqu’à notre destination du jour.
Après un petit déjeuner des plus copieux, Zeynep offrira à Geneviève un très beau foulard brodé par sa maman.
Puis l’heure du départ arrivera, tous deux nous emmèneront à la gare avant de rejoindre leur faculté où ils sont professeurs. A la gare, nous n’aurons pas le droit de payer notre billet. Zeynep s’en chargera pendant que Hakki nous prendra deux derniers cafés avant l’arrivée du train.
Merci de tout coeur à vous pour ces quelques heures de bonheur passées ensemble. Une fois de plus, nous avons trouvé sur notre chemin des anges. Merci mon Dieu.
De la gare de Kösk, nous irons tout d’abord prendre un çay pour nous motiver. Là encore les 2 se transformeront en 4 et bien sûr nous ne les paierons pas (offerts par le patron).
De la sortie de la ville jusqu’au village de Yavuzköy, nous marcherons, à notre grand étonnement sur une route pavée (auto bloquants).
Nous longerons tout d’abord d’interminables champs de fraisiers, puis ce sera au tour des oliviers, des orangers et des citronniers de nous saluer.
Sur plus d’un km, nous longerons deux usines, d’immenses turbines et des conduites aux dimensions impressionnantes. Nous apprendrons par la suite, en discutant avec un responsable , qu’il s’agit d’une production d’électricité à partir de la géothermie. La vapeur d’eau, une fois refroidie, servira à alimenter les nombreux canaux d’irrigation.
En traversant le village de Yavuzköy, un homme nous interpellera pour nous inviter au çay. Décidément aujourd’hui ce sera la journée du çay. Très vite nous comprendrons que Okan n’est autre que le « Muhtari » du village (le maire). Pendant notre conversation, il nous apprendra, que nous, humbles pèlerins, à chacun de nos arrêts, de nos balbutiements en turc, nous apportons beaucoup de bonheur à la population locale qui se met à rêver. En entendant cela nous aurons à nouveau du mal à retenir nos larmes…
Avec ce village, les pavés disparaîtront pour faire place à un bien agréable chemin de terre le long des canaux d’irrigation. Et toujours sous ce radieux soleil, encore bien plus de 30 degrés.
Dès l’entrée dans le village de Sultanhisar nous trouverons très facilement notre hôtel, le Sultanlar Otel. Une vraie perle avec un rapport qualité-prix exceptionnel. Du jamais vu depuis le début de notre périple.





